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Des associations des Hautes Alpes et des Alpes de haute Provence qui rassemblent à la fois des producteurs et des consommateurs se sont regroupées pour interpeller les candidats aux élections municipales sur l’agriculture et l’alimentation.
Sont signataires de cette interpellation; ADEAR association pour le développement de l’emploi agricole et rural, AGRIBIO 05, AMAP donalp (Gap), AMAP cabanon (La Saulce), AMAP Durance Ecrins (Embrun), AMAP 2.0 (Embrun), la Confédération Paysanne 05, Court Circuit Ubayen groupe d’achat solidaire (Barcelonnette) Court Jus groupe d’achat solidaire (Embrun) GAG groupe d’achat solidaire (Gap), La Juncha Cafépicerie (Champsaur), Juste Un Zeste groupe d’achat solidaire (Guillestre-Queyras), l’association Slow Food, Terre de lien en 05.

Questions

Vous engagez vous à considérer l’agriculture de proximité comme une activité fondamentale de votre territoire communal ou intercommunal ?
Sur lesquelles de ces actions êtes vous prêt à vous engager ?
– Créer, dans le cadre des PLU, des zones agricoles non constructibles y compris pour les bâtiments à destination agricole. Cette démarche serait alors faite en concertation avec les agriculteurs de façon à maintenir quelques espaces en zone agricole «classique» (zone A au sens du code de l’urbanisme) pour la construction de bâtiments d’exploitation.
– Augmenter la protection des terres agricoles par des ZAP (Zone Agricole Protégée). Les ZAP sont instituées par arrêté préfectoral sur demande de la commune au Préfet (la protection devient alors préfectorale et non uniquement communale via le PLU).
– Refuser toute nouvelle implantation de «zones» de toutes sortes (artisanales, commerciales…), ou de lotissements sur des terres agricoles Réaliser, en concertation, un état des lieux de l’agriculture sur votre commune, recensement des terres et des bâtiments, recensement des vacants et des déprises.
– Chercher à favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs par une politique foncière volontaire: constitution de réserves foncières et signatures de baux communaux à des conditions favorables pour l’exploitant, déblocage de terres vacantes (indivisions), incitations de propriétaires de terres en déprise (« rentiers » de la PAC à l’ha ?) à les mettre en fermage pour de nouveaux agriculteurs.
– Contribuer à développer la coopération entre paysans par des associations de type Association Foncière Pastorale, mise en commun d’ateliers de transformation des produits, (atelier de découpe etc.. 😉 regroupements pour la commercialisation, voire la coopération entre consommateurs et producteurs dans le cadre de coproduction.
– Inciter, sur votre territoire, au développement d’une production de qualité : de plus en plus respectueuse des consommateurs et de la nature de façon à s’engager dans une conversion vers l’agriculture biologique a part de surface agricole en bio et la part de producteurs en bio dans les Hautes Alpes sont de 11%, le plan Ambition Bio ministériel prévoit un doublement des surfaces d’ici 2020, c’est a dire à la fin du prochain mandat, la Région PACA a défini un objectif de 30% de surface en bio ; les fermes bio génèrent plus d’emploi que les fermes non bio (+60%))
Vous engagez vous à favoriser les circuits courts ?
Sur lesquelles de ces actions êtes vous prêt à vous engager ?
– Développer les marchés de producteurs et/ou la présence visible des producteurs locaux (inscription «Produits de mon exploitation» et lieu de production) sur tous les marchés.
– Donner l’exemple avec la restauration collective sous responsabilité municipale dans laquelle la mairie s’engagerait à faire monter rapidement la proportion des produits bio et ou locaux (par exemple atteindre 60 ou 70% sur un mandat).
– Apporter une aide pour l’implantation de magasins de producteurs.
– Faciliter, entre autre par la mise à disposition de locaux, les activités des AMAP et des groupes d’achat solidaire.
– S’opposer dans les communes où c’est encore possible à l’ouverture de grandes surfaces des communes le font !) et dans les autres communes éviter leur multiplication (sans pour autant favoriser une situation de monopole).
Vous engagez vous à prendre des initiatives pour restaurer le lien entre nourriture et territoire ?
Aujourd’hui de nombreux enfants ne mangent plus des « produits de l’agriculture », ils consomment des marques industrielles (du « ketchup, de l’orangina, du nutella, du findus, du kiri, des danettes » etc…) pour eux le lien entre leur assiette et le territoire qui les entoure a pratiquement disparu. Les conséquences sanitaires et sociales de cette situation sont parfaitement connues.
Quelles initiatives êtes vous prêt à prendre dans ce domaine ?
ex. En lien avec l’évolution de la restauration collective : présence des producteurs dans les écoles, visites sur le terrain, formation du goût , diététique, sensibilisation à l’agriculture bio, mise à disposition de terrains pour les potagers d’école, organisation pour limiter au maximum le gaspillage d’aliments etc…
Une boite mail
2014@localim.fr a été ouverte pour rassembler les informations et échanger.
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